L’incroyable problème de branding de Twitter

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source de l’image: http://carrotblog.com/twitter-cigarette

Depuis plusieurs mois, Twitter est devenu la coqueluche des médias sociaux, certes, mais des médias traditionnels également. Pour s’en convaincre, je vous invite à consulter la chronique de Marc Cassivi (@marccassivi) de La Presse, intitulée “Un maudite belle machine“. Devenu addict de Twitter, il aménerait même son fil Twitter sur une île déserte. Je le cite:

Je suis l’archétypal technotwit. Les ordinateurs m’effraient. Les avancées technologiques me font soupirer. Je suis pourtant un nouvel adepte de Twitter, pour ne pas dire un accro fini. Depuis deux mois que j’y suis abonné (c’est gratuit), je n’ai jamais été aussi bien informé. J’avais sans doute des prédispositions par déformation professionnelle, mais, sans le vouloir, je suis devenu du jour au lendemain un véritable news junkie.

Twitter pour s’informer? Bien sûr.  Bien avant que l’on pense organiser un huis-clos sur le net, n’importe quel utilisateur le moindrement assidu de la plate-forme aurait pu vous le dire: “je n’ai jamais autant appris sur (INSÉRER SUJET D’INTÉRÊT DE LA PERSONNE) que depuis que je suis sur Twitter.”  C’était mon cas dès août 2008 et ça l’est encore plus depuis que la majorité des médias traditionnels y sont présents. Je peux facilement y prendre la mesure du monde qui m’intéresse – et non uniquement de celui qui m’entoure – en temps réel.

Un de mes amis artistes, qui n’a ni compte Facebook ou Twitter, a un jour résumé mes explications de cette manière:

Facebook c’est un peu un party, une place où tu veux avoir l’air cool en mettant tes photos de shows etc mais Twitter c’est plus l’endroit où tu as des discussions intelligentes…

Soit. Nul n’est cependant à l’abri des insanités, de rumeurs, de conneries.  Sur les médias sociaux comme dans la vraie vie, il faut être capable d’évaluer l’information qui nous est transmise, de la valider, de la comprendre.

Mais c’est quoi alors ce foutu problème de branding de Twitter? Mais c’est le nom, pardi. Prenons par exemple un autre nom. Disons que les concepteurs de Twitter aient été des gens encore très straights. Ils auraient pu (du?) appeler leur service AlertBox, InfoCenter, LiveChat, etc. Est-ce que ça aurait changé quelque chose au fonctionnement? Non, je pense pas. Par contre, c’aurait évité la honte d’avoir à expliquer plus de 20 fois par semaine ce qu’on fait à regarder son iPhone, BlackBerry ou iPod Touch.

Qu’est-ce qui a l’air plus brillant?

Blonde:

– Chéri, que fais-tu?

Chum:

– Rien de spécial, je regarde si j’ai des replys/mentions dans mon Twitter….

VS

– Je regardais si j’avais pas des Alertes dans mon AlertBox

Ou encore, en réunion, au bureau:

– D’après mon Twitter, Michaal Jackson serait mort.

VS

-D’après mon AlertBox, Michael Jackson serait mort.

Poser la question c’est un peu y répondre, à mon avis. Et c’est vraiment dommage que, par un drôle de choix en 2006, certaines personnes ne prennent toujours pas au sérieux l’importante révolution qu’est, en fait, Twitter. Personnellement, je pense qu’un système comme Twitter aurait pu épargner des vies et des dégâts lors du Tsunami en Indonésie en 2004. J’en suis persuadé. C’est sûr que ce serait plus winner de dire qu’un système comme AlertBox aurait pu sauver des vies.

Ça ferait moins twit.

1 comments

Trackbacks

  1. […] qu’il mérite comme véhicule d’information. Déjà, en 2010, je me demandais si le nom Twitter n’était pas sans diminuer son attrait ou sa crédibilité par rapport à son r… salvatrices que ce soit à Haïti, au Japon ou même à Lac-Mégantic.  Voilà donc un très […]