La différence entre la musique et les autres industries culturelles…

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Le théâtre, le cinéma, la littérature ou la musique ne se comparent pas. Au-delà des différences liées aux disciplines à proprement parler, la consommation, elle, est tout aussi différente.

Quand vous allez au cinéma, attiré par des critiques positives, vous déboursez 12,50$.  Si c’était plate, tant pis pour vous.  Vous avez payé. Vous ne reviendrez pas, mais votre argent est parti.

Quand vous allez au théâtre :  même processus.  Vous payez votre place, regardez la pièce.  Si c’était nul, tant pis pour votre pomme. Vous ne la reverrez plus, certes, mais vous avez déjà payé votre 21,50$, frais de services en sus.

Quand vous entendez parler d’un livre à TLMEP ou ailleurs, si vous voulez connaître le détail de l’histoire, vous allez le lire à la bibliothèque, mais plusieurs vont carrément l’acheter.  Encore là si c’était nul, vous ne pouvez que vous plaindre, votre argent est déjà parti.

Et la musique là-dedans?

Et bien la musique, il faut d’abord l’aimer avant de donner un rond.  C’est pas le web qui a donné ça, détrompez-vous.  La radio a toujours joué ce rôle de vous “faire aimer” des hits, des singles et, parfois, des artistes.  Mais pour aimer, faut entendre.  Et si la radio ne vous fait pas jouer, faut trouver d’autres moyens. Et c’est là que le web joue un facteur déterminant.  La logique en musique :  j’aime ce que j’entends, je suis prêt à payer.  Pas seulement pour un disque, mais également pour des concert, des t-shirt, des vinyles, etc. En fait, vous disposez de pas mal plus d’options que la littérature ou le théâtre et, hormis les blockbusters et des franchises à succès, la majorité des films n’ont pas de produits dérivés potentiels.

Mais sans écoute préalable, oubliez ça tout de suite.

Pour votre prochaine sortie de disques, pensez à ça. Laissez faire le contrôle absolu. Faites circuler la musique sur les sites qui comptent et assurez-vous d’être disponibles en magasin.  On sait jamais…