Bonsound fête ses 5 ans : bravo les gars !

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C’était il y a 5 ans cette semaine que commençait l’aventure Bonsound. Elle avait bien commencée un peu avant, mais le 1er octobre 2004, on entrait dans notre loft de la rue Bordeaux de manière formelle (AKA on avait organisé un party mémorable).

J’y suis resté un an avant de m’exiler en Europe. Ce fut certainement une des plus dures mais aussi une des plus belles années de ma vie. Aujourd’hui, de retour à Montréal depuis 2 ans, je suis dans une autre entreprise, où je joue un autre rôle. Mais je garde toujours un oeil du côté de Bonsound. C’est comme une ex qu’on aime encore un peu….

Bravo les gars. Bravo aux artistes de la famille. Je suis fier d’avoir mangé mon pain noir avec vous durant une très grosse année. Fier d’avoir contribué à l’essor de bands comme Malajube ou Les Breastfeeders et préparé le terrain pour Champion et.

A la blague, j’ai souvent rigolé de la 1ère tournée de Malajube en région. Un soir, à Drummondville, il y avait Malajube, Hot Springs et Malcolm Bauld qui ont joué devant…. 20 personnes. Un soir de tempête de neige. C’était en 2005. Un an plus tard, le même concert aurait facilement pu remplir l’aréna Marcel-Dionne. C’était tout ça le défi et Bonsound l’a très bien relevé. Chapeau!

Article de Philippe Renault dans Ruefrontenac.com :

Tout d’abord une nouvelle aventure sans prétention de quatre artisans de la scène musicale alternative québécoise, Bonsound est rapidement devenue un rouage important de notre industrie du disque et du spectacle.

L’entreprise célèbre aujourd’hui ses cinq ans. Et même si le milieu du disque traverse présentement une importante crise, ses employés peuvent célébrer l’esprit tranquille.

Gourmet Délice, Jean-Christian Aubry, Yanick Masse et Pierre B. Gourde ont uni officiellement leurs forces le 1er octobre 2004. Une union des plus naturelle, simplement née d’un besoin commun.

«J’avais déjà un label, Blow The Fuse, avec Le Nombre, dit Gourmet Délice. Nous venions de sortir Les Breastfeeders. Yanick était le gérant. De son côté, Pierre faisait du booking de bands et Jean-Christian faisait partie du groupe Gwenwed, qui avait l’étiquette Proxenett. Il donnait un coup de main à Yanick. On travaillait bien ensemble et on s’est dit qu’au lieu de rester chacun chez soi, on pourrait s’entraider pour donner des outils aux bands underground qui manquent de soutien.»

1er client : Malajube

Aujourd’hui, Pierre B. Gourde a quitté les rangs de la compagnie tout d’abord spécialisée dans la gérance d’artistes. Cela n’a pas empêché Bonsound de poursuivre son chemin et son développement de façon constante.

«Pierre est parti, mais nous avons engagé du monde. Ça prouve qu’il y avait un véritable besoin. Deux semaines après notre ouverture, Éli Bissonnette de Dare To Care nous a présenté Malajube, qui se cherchait un gérant. Cela a été notre première signature. Puis en 2005, Yanick, qui était directeur de tournée, s’est mis à travailler avec Champion», relate Gourmet, également bassiste de la formation Le Nombre.

Gourmet Délice (notre photo) a fondé Bonsound il y a cinq ans en compagnie deJean-Christian Aubry, Yanick Masse et Pierre B. Gourde. Photo courtoisie

Pendant ce temps, l’offre a continué de se diversifier. En plus des volets gérance d’artistes ainsi que d’agence et production de spectacles, il y a eu l’ajout des services promotion et de relations de presse, de pistage radio et de maison de disques.

«Nous avions déjà deux étiquettes, qui avaient toutes deux une identité précise. Une était rock (Blow The Fuse) et l’autre de type chanson (Proxenett). Avec Bonsound Records, nous avons une étiquette plus variée. Elle est apparue avec Yann Perreau, qui se cherchait une nouvelle maison de disques. Nous avons tout d’abord sorti Perreau et la Lune. Cette filiale nous permet de toucher autre chose», souligne-t-il.

Diversification

Cette diversité permet sourtout à Bonsound de survivre à la crise économique et du disque. «J’aime la multitude de nos activités. Si nous avions seulement un label, on souffrirait en ce moment et nous ne serions pas 11 employés. Nous ne sommes pas qu’une compagnie de disques, mais aussi de gérance, de booking et encore plus. Nous faisons tout.

«Ce qui nous aide aussi, c’est que nous n’avons jamais eu d’immense succès populaire auparavant. Lorsque Le Nombre vendait 2000 albums, c’était le party! Quand le digital est arrivé, nous n’avons pas capoté parce que nous
savions qu’il n’y aurait pas de décroissance. Si nous étions passés de 10 millions à 25 000 albums vendus, nous serions dans la merde. Mais ce n’est pas le cas. Les gros vendeurs comme Champion et Malajube, nous ne sommes
pas leur maison de disques», poursuit-il.

C’est la fête!

Voilà donc pourquoi les employés de la compagnie qui travaille notamment avec Eleni Mandell, Marie-Pierre Arthur, Les Breastfeeders, Malajube, Champion et Radio Radio pourront célébrer l’esprit tranquille ce samedi au Loft Le Milieu. L’animation sera assurée par Radio Radio (performance et DJ set), Luc et Suzie des Breastfeeders (DJ set) et plusieurs autres invités.

«On sent qu’on a fait un bon bout de chemin. Là, c’est comme si on se donnait une petite tape sur l’épaule», résume Gourmet Délice.

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